L’immobilier porté par des crédits aux taux historiquement bas

Les hausses de prix dans l’immobilier en 2018 ont poussé les ménages à emprunter davantage, mais ils bénéficient de taux historiquement bas.

L’immobilier s’est bien porté en 2018. Les prix continuent de monter eux aussi : + 1,7 % en 2018, pour atteindre 2 595 euros le mètre carré en moyenne. « Nous nous rapprochons sérieusement des plus hauts constatés en 2011 avec 2 665 euros le prix moyen au mètre carré »

Seules trois régions voient leurs prix baisser : la Bretagne, le Centre-Val de Loire et les Hauts-de-France. Ailleurs en revanche, les prix s’envolent : jusqu’à + 5 % en Auvergne-Rhône-Alpes et + 7,5 % en Nouvelle-Aquitaine. Sans compter Paris, où le prix moyen au mètre carré atteint les 9 452 euros, soit 400 euros de plus qu’en 2017.

Des surfaces moins grandes

Des prix élevés qui poussent les acheteurs à rogner sur la surface du logement acheté, qui recule de 0,5 mètre carré en un an. « C’est la première fois depuis 2011 que la surface d’acquisition est en recul ». L’effet est encore plus marqué dans la capitale, où la surface moyenne recule de 1,3 m2.

Si certains font des efforts sur la surface, les plus modestes sont contraints de tourner le dos à Paris pour aller chercher moins cher ailleurs en l’Île-de-France. Seulement 4,5 % des acquisitions dans la capitale ont été faites par des employés et ouvriers en 2018, contre 14 % en 2009. Les cadres supérieurs et professions libérales représentent 47,8 % des achats, un niveau bien supérieur à la moyenne nationale (16,1 %).

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